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Afrique: les hashtags qui ont enflammé le web en 2016

Une panoplie d’hashtags ont inondé la toile au cours de l’année 2016 qui s’achève dans quelques heures. A l’origine des mouvements populaires, ces « mots-clés » ont marqué l’actualité dans sa diversité. Les internautes ont réagi, commenté, dénoncé mais également compati selon le caractère et l’ampleur de l’éventement.  L’attentat de Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, le décès de Papa Wemba, la défaite de Yahya Jammeh à la présidentielle en Gambie, le zèle du ministre camerounais des Sports devant Paul Biya, voilà entre autres évènements ayant suscité une pluie d’hashtags sur les réseaux sociaux.

Notre confère en ligne Africanews fait une sélection d’hastags qui ont rythmé l’actualité africaine en 2016, une sélection que nous nous faisons le plaisir de reprendre pour vous :

#Zumamustfall
“Zuma doit tomber”, clament inlassablement des Sud-Africains, déterminés. Depuis des mois, l’opposition réclame le départ du président, critiqué pour avoir dépensé l‘équivalent de plus de 20 millions d’euros pour rénover sa maison, au prétexte de renforcer la sécurité. Des critiques qui se sont invitées en février dernier pendant le discours annuel sur l’état de la Nation prononcé par Jacob Zuma devant le Parlement.

#JesuisBassam
L’attentat de Grand-Bassam est une fusillade qui a eu lieu le 13 mars 2016 dans un quartier touristique de la station balnéaire ivoirienne de Grand-Bassam. Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué l’attentat, le premier de ce type en Côte d’Ivoire qui a fait officiellement 19 morts. Cette attaque avait provoqué un nombre de réactions immense sur le continent.

#RipPapaWemba
La mort de Papa Wemba (66 ans) sur la scène du Femua (Festival des musiques urbaines d’Anoumabo) le 24 avril en Côte d’Ivoire à la suite de ce malaise, a suscité beaucoup de réactions sur la toile. Avec le hashtag #RipPapaWemba, plusieurs fans et autres personnalités ont publié des témoignages, photos et vidéos sur les réseaux sociaux en guise d’hommage au « roi de la rumba congolaise ».

#RipPatrickEkeng
Le footballeur camerounais, Patrick Ekeng est décédé le 6 mai, victime d’un malaise cardiaque lors de la rencontre qui opposait son club du Dinamo Bucharest à celui de Viitorul Constanta en Roumanie. Cette disparition tragique du milieu de terrain de 26 ans avait entrainé une vague d’hommage sur la toile.

#KoffiOlomideDeported
Le célèbre chanteur congolais Koffi Olomidé a été arrêté à Nairobi, le 22 juillet 2016, après avoir été filmé donnant un coup de pied à l’une de ses danseuses à son arrivée à l’aéroport dans la capitale kényane. Une vague d’indignation s’en est suivi sur les réseaux sociaux sous le hashtag #KoffiOlomideDeported. Si plusieurs demandaient qu’il soit arrêté par les autorités judiciaires, d’autres demandaient l’annulation pure et simple de son concert. En quelques heures, Koffi Olomidé a vu son concert annulé et il a été expulsé du pays.

#HandsOffCaster
L’Afrique du Sud apporte son soutien à Caster Semenya à l’occasion de Jeux olympiques de 2016. La médaillée d’or sur les 800 mètres féminin avait fait l’objet de nombreuses critiques à cause de son taux de testostérone plus élevé que la moyenne. Dans leurs messages de soutien et de félicitations, les internautes faisaient souvent référence aux humiliations subies par la jeune athlète.

#Feesmustfall
De nombreuses manifestations se sont produites en Afrique du Sud à partir d’octobre dernier. Des étudiants mécontents de l’augmentation des droits d’inscription universitaires se sont heurtés aux forces de sécurité. Le coût des études supérieures, trop élevé pour nombre d‘étudiants noirs, cristallise les frustrations face à la persistance d’inégalités sociales plus de deux décennies après la fin de l’apartheid. L’évènement était relayé sur internet. Photos des émeutes, messages de colère ont été partagés autour du hashstag.

#Bidoumchallenge
Le #BidoungChallenge encore appelé #CourberDosChallenge est une tendance née au Cameroun et qui bat un grand record depuis le 8 décembre sur la toile. Au départ de ce mouvement sur les réseaux sociaux, la révérence du ministre des Sports Pierre Ismaël Bidoung Kpwatt à l’endroit du président Paul Biya ; à l’occasion d’une cérémonie en l’honneur de l’équipe nationale de football féminin, finaliste de la récente Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Sans se douter de quelque chose, le ministre des Sports avait lancé un challenge. Sur Facebook, Instagram et Twitter, les internautes se sont pris au jeu et ont multiplié les images et vidéos.

#Jammehmustgo
En Gambie, la chute du président Yahya Jammeh, après 22 ans de pouvoir, reste un des évènements les plus marquants de cette fin d’année 2016. Sur Facebook et Twitter, les internautes du monde entier ont pu suivre le soulèvement populaire des Gambiens grâce au hashtag #Jammehmustgo, signifiant « Jammeh doit partir » en français. D’autres hashtags (#GambiaHasDecided, #saveTheGambia) permettent également de suivre la crise post-électorale en Gambie.

#ByeByeKabila
En République démocratique du Congo (RDC), le second mandat de Joseph Kabila s’est achevé le 19 décembre dernier sans que des nouvelles élections aient été organisées. Joseph Kabila est resté cependant en fonction en dépit de l’expiration de son mandat. Dans le pays, des habitants ont manifesté dans plusieurs villes pour réclamer le départ de Joseph Kabila au pouvoir depuis 2011. Sur la Toile, des twittos se sont aussi lancé dans le bain.

#Mannequinchallenge
Le Mannequin Challenge est un phénomène venant d’internet et des réseaux sociaux. À l’origine, un groupe de jeunes lycéens américains de Floride aurait produit une vidéo, en octobre 2016, figurant immobiles tels des mannequins, sur la chanson Black Beatles de Rae Sremmurd. Les vidéos se sont multipliées au sein des lycées. Comme bon nombre de personnes et de groupe, cette année, l’UNICEF, a utilisé le “mannequin challenge” pour illustrer l’absence de réaction face au phénomène de l’excision.

#OromoProtests
Les deux plus grands groupes ethniques éthiopiens, l’Oromo et l’Amhara, utilisaient ces hashtags depuis des mois pour attirer l’attention sur leurs protestations contre la marginalisation économique et politique.
Ces hashtags toujours d’actualité

#ByeByeEbola
Démarrée dans le sud de la Guinée en décembre 2013, l‘épidémie s’est propagée au Liberia et en Sierra Leone, les trois pays les plus touchés, puis au Nigeria et au Mali. En deux ans, l‘épidémie a fait officiellement 11 315 morts pour 28 637 cas recensés à travers dix pays, dont l’Espagne et les Etats-Unis. Ce bilan, sous-évalué selon l’OMS, est supérieur à toutes les épidémies d’Ebola cumulées depuis l’identification du virus en Afrique centrale en 1976. Le 14 janvier 2016, l’Organisation mondiale de la Santé a déclaré la fin de l‘épidémie. Cependant, sur Internet, informations et appels à la prévention sont toujours relayés.

#Bringbackourgirl
Il y a maintenant plus de deux ans que le hashtag #Bringbackourgirl (« Rendez-nous nos filles ») a été officiellement lancé sur la twittosphère. Crée un jour d’avril 2014 en indignation au rapt de 276 lycéennes nigérianes par la secte islamiste Boko Haram, dans l’Etat de Borno, au nord du Nigeria, le hashtag est toujours opérationnel. Vingt et une lycéennes de Chibok ont été libérées par leurs ravisseurs le 13 octobre dernier, avait annoncé la présidence du Nigeria. Des internautes du monde entier continuent d’appeler le gouvernement nigérian et la communauté internationale à agir au plus vite pour la libération des autres filles. Plus d’une centaine reste encore captives.

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