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Le ras-le-bol des Tunisiens vis-à-vis des taxis

 

Le comportement des chauffeurs de taxis tunisiens agacent. Ils se permettent souvent de refuser des courses qui ne les intéressent pas. Les compteurs ne sont pas toujours mis en route. Et l’usager a du mal à se défendre. Une jeune journaliste Lilia Weslaty en a eu marre et elle s’est servie de la puissance d’Internet pour pousser un cri du cœur.

« Chaque matin, je galère pour prendre un taxi », raconte Lilia Weslaty. Il y a une semaine, après un refus d’un chauffeur de l’emmener au centre-ville avenue Bourguiba, elle lui demande le numéro de son véhicule pour lui faire comprendre qu’elle va porter plainte. Réponse : « Sors du taxi et prends-le toi même ! » La goutte d’eau qui fait déborder le vase. « J’ai sorti ma caméra, explique-t-elle, je lui ai ensuite demandé de répéter ce qu’il venait de dire. » Puis elle commente sous sa vidéo : « Regardez le résultat ! » Le chauffeur se métamorphose et l’emmène très poliment là où elle veut.

 

Une vidéo qui remporte un franc succès

Avec plus de 18 000 vues, la vidéo a fait le buzz sur les réseaux sociaux et dans les médias en ligne en Tunisie. On y comprend bien le ras-le-bol de la jeune femme, ras-le-bol largement partagé par les habitants de Tunis. Elle fait rire aussi, car elle n’a brandi pour seule menace qu’une caméra, sans même hausser le ton. Une caméra qui valait donc mieux qu’un long discours. Car chacun a beau répéter aux chauffeurs qu’un décret-loi les oblige à prendre les clients s’ils sont disponibles, le droit n’est pas respecté. Nombreux sont ceux à s’être fait dégager d’un taxi, car le trajet ne plaisait pas à son conducteur.

Courses refusées, compteurs trafiqués

Le gouvernement de transition nommé en mars a pris conscience de ces abus. Mais pas d’amélioration visible, notamment au niveau de l’aéroport de la capitale. C’est toujours la croix et la bannière pour trouver un chauffeur qui accepte de mettre son compteur en marche, comme le veut la législation. Cela se joue à la tête du client. Difficile de tourner le dos quand on a des valises et des sacs plein les mains. Une première approche peu reluisante pour ceux qui découvrent le pays. La ministre du Tourisme Amel Karboul a donc lancé une campagne de sensibilisation. Des membres de l’Office de l’aviation civile sont allés à la rencontre des chauffeurs et des voyageurs début avril pour vérifier les compteurs. Mais 6 mois après, rien n’a changé.

rfi.fr

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